Mon introduction au tennis, à l'âge de 9 ans, ne s'est pas avérée un coup de foudre. Mon père et ma mère, qui jouaient ensemble lorsqu'ils étaient étudiants à l'université, avaient décidé de reprendre le tennis. Ils nous ont donc inscrites, ma soeur et moi, à des cours de tennis, au parc St-Victor à Duvernay Laval, là où ils pratiquaient déjà le sport.
L'été suivant, nous avons été réinscrites aux cours de tennis. Cet été-là, je participai pour la première fois à la ligue inter-parc et l'été suivant, à mon premier tournoi de tennis en simple, où je me classai deuxième à Laval dans ma catégorie. Ce résultat m'a permis de recevoir de l'entraînement pendant la période hivernale et je devenais une vraie joueuse de tennis.
L'hiver suivant, mon père m'a abonnée à un club de tennis intérieur; je commençais à m'entraîner régulièrement et à participer à des compétitions provinciales. Ma mère m'accompagnait à la plupart de ces compétitions. Cependant, le plaisir manquait à l'appel. À la fin de mon premier été de compétition, avec mon père, nous avons décidé de changer d'entraîneur.
Mon deuxième entraîneur, André Lemaire, était différent. Il m'a non seulement vraiment permis de développer mon jeu, il était présent, il faisait des blagues. On travaillait fort durant les entraînements mais c'était agréable. Il a eu un effet très positif sur mon adolescence. Il m'a appris à avoir du plaisir sur le terrain; c'était nouveau pour moi. Un coup de foudre tardif m'a alors frappée!
Après le tennis junior, je suis partie étudier à McNeese State, une université aux É-U, grâce à une bourse obtenue par le tennis. Expérience inoubliable. Jeu en simple et en doubles, quoique le double, ce n'est pas ma force... et des amis pour la vie!
Je tire éventuellement ma révérence suite à de nombreuses blessures.
De ces années dédiées au tennis et à la compétition, je maintiens ces amitiés et des expériences et leçons de vie qui ont façonné la femme que je suis devenue. Le tennis est vraiment un sport formateur.
Mon retour au jeu s'est effectué de manière graduelle à partir de 2021, suite à une réunion avec mes anciens collègues d'université. Une fois décidée à m'y réinvestir davantage, j'investis dans un nouvel équipement, tout est tellement différent que dans les années 90... raquettes, chaussures et tenues de tennis. Je m'abonne à Outremont pour ses terrains de terre battue, et j'engage un coach pour repartir du bon pied. Je trouve de nouveaux partenaires sur un groupe Facebook. En 2023, je décide de jouer dorénavant à l'année longue, profitant des infrastructures du stade IGA.
Je pense et je rêve tennis. Je recommence à assister à des matchs de tennis professionnel au stade IGA et je m'abonne à Tennis TV. De plus, je fais de nouvelles rencontres; des gens aussi passionnés par ce sport que je le suis!
Reprendre le tennis après un arrêt de 25 ans est challengeant; on se demande si on va y arriver surtout lorsqu'on est dans la cinquantaine. Avec beaucoup de travail et de persévérance, j'ai repris la formeje redécouvre le tennis et je développe de nouvelles aptitudes. Je ne joue toujours pas en double, souffrant possiblement d'un petit déficit d'attention lorsque je ne frappe pas chaque balle de mon côté du filet...
Cet été, je vais m'essayer à une compétition chez les vétérans. Pas d'attentes, mais j'ai envie de voir où j'en suis avec mon tennis... Je planifie, si je ne me blesse pas, ensuite, passer des vacances de tennis à Mallorca en septembre, rencontrer mes confrères d'université, jouer quelques matches et qui sait, faire de nouvelles rencontres.
À suivre, ;-)